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 Dans le noir __ Milanon & Abel

 :: Quartiers des divertissements :: Quartier de la nuit et du jeu


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Paris réaliste
Paris réaliste
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parisien depuis le : 02/11/2016
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MessageSujet: Dans le noir __ Milanon & Abel   Sam 5 Nov - 10:25
Dans le noir

Les ténèbres. C'était une chose étrange que le noir. Cette absence de lumière qui vous apportait irrationnellement un réconfort certain. Et les ténèbres enveloppaient complètement Abel, aussi profondes et âpres que des abysses. Il était dans un gouffre. Flottant? Chutant? Il n'en savait rien. Tout ce qui comptait était cette oppression qui lui pesait sur tout le corps. Cette impression d'être lentement engloutis et dissout...

Il se réveilla en hurlant, les doigts griffant ses draps. Des rigoles de sueurs lui descendaient le long du dos et il avait la bouche plus sèche que du papier de verre, grinçante presque. Le palpitant encore au galop il se leva pour se rendre dans le minuscule espace salle de bain constitué d'une simple bassine et d'un miroir de poche fêlé. Il accueillit avec gratitude l'eau fraîche sur sa peau brûlante, s'attendant presque à voir un nuage de vapeur se former.
Cela faisait un petit moment que le jeune homme n'avait pas été la cible de ses terreurs nocturnes. Il savait qu'après il ne lui restait plus qu'à rester éveillé jusqu'au petit jour où il pourrait enfin se recoucher. Certains considéraient ce comportement puéril, digne d'un enfant apeuré. Mais il n'y pouvait rien, lui. La seule solution était de dormir avec quelqu'un d'autre. Une présence apaisante à la respiration réconfortante. Plus jeune c'était à Arnauld d'en faire les frais: il se glissait dans sa chambre après avoir fait le mur. Son ami ne le jugeait pas et se contentait de l'accepter avec bienveillance dans son plumard. Peine perdue aujourd'hui, alors que son âme sœur avait laissé place à une bête de foire...
Abel enfila un Tshirt trop large pour son buste fin, chaussa ses godasses presque effilochées et referma soigneusement la porte de sa masure. Quand on possédait presque rien on faisait attention à tout.
Il s'alluma une blonde, laissant avec délice la fumée nocive lui égratigner la trachée. Il avait besoin de lumière, et les ruelles sombres du bidonville ne répondait pas à ses critères. A pas traînants, il prit donc la direction d'une des larges artères de la cité de Paris, intra-muros. Le neuvième n'était pas trop loin et lui apporterait une animation bienvenue.

Les noctambules étaient nombreux, foule insensée et hétéroclite martelant le bitume à qui mieux mieux. Le regard morne, absent, Abel se fondait dans la masse, esquivant souplement les fêtards patauds et éméchés. Il contemplait avec un dégoût mâtinée d'envie les riches se mêlant à la classe moyenne, avec compassion les rats d’égouts se faufilant comme lui.
Ça lui arrivait de plus en plus souvent. Ce sentiment de ras-le-bol. Ce dédain pour une existence sur laquelle il s'interrogeait. La question tournoyait comme un corbeau de mauvais augure dans son esprit: qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre ici?
Alors qu'il se laissait choir sur un banc brillant et poli comme du marbre (aussi dur aussi) le jeune homme aperçu une silhouette familière sortir d'un casino. Un homme de haute stature, la peau encrée de mille et un dessins qui lui donnaient l'allure d'un mort parmi les vivant. Le crâne "à découvert", les orbites sombres au fond desquelles brillaient deux yeux semblables à des pierres précieuses... Il était devant lui le traître. Le faux-frère qu'il avait réussi à éviter au mieux jusqu'ici. Milanon.
Un sourire mauvais vint étirer les lèvres du basané qui sentait déjà ses nerfs chanter comme de l'acier au contact de la colère ruant dans son organisme. La mâchoire crispée et les poings serrés il jeta d'une chiquenaude son mégot brûlant avant de se diriger à grandes enjambées dans le sillage d'un fantôme de son passé qu'il aurait souhaité arracher à ses souvenirs. A défaut, il pourrait peut-être lui arracher quelques unes de ses dents parfaitement alignées...





C’est à madame justice que je dédie ce concerto, en l’honneur des vacances qu’elle semble avoir prises très loin d’ici et en reconnaissance de l’imposteur qui se dresse à sa place.

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MessageSujet: Re: Dans le noir __ Milanon & Abel   Mer 16 Nov - 20:20
Dans le noir

La nuit lui appartenait, à lui, à personne d’autre. Divagation, folie, jeu, excentricité. Ce quartier correspondait en tout point à ce qu’il était, à son âme. Milanon s’était perdu il y a bien longtemps dans les hauteurs de Paris, y entrainant ce qu’il lui restait de compassion, d’altruisme. Milanon Pompidou, ce n’était plus que des mots, de la fierté et beaucoup d’arrogance. Un caractère rare pour beaucoup, tout de suite moins singulier au sein de l’élite. Veston sur l’épaule, la chaleur de l’alcool qui lui réchauffait son corps, peut-être ses ébats nocturnes aussi, le laissaient déambuler dans Paris. Il rentrait dans un bâtiment sans vraiment de volonté, il ne se guidait plus, n’était plus mettre ni de ses mots, ni de ses actes. Milanon s’engouffra dans un énième casino, il y perdit beaucoup, en regagna tout autant. Il rit à ne plus en pouvoir, jeta des dés, fit battre les cartes. Il ne s’amusait plus qu’à ça, parce qu’il avait tout, c’était comme s’il n’avait plus rien. Plus une nouveauté, plus une seule chose novatrice. Il enchainait les soirées bien trop similaires, les rendez-vous mornes, et les matins où ils ne se rappelaient plus de rien. Le plus dur, c’était peut-être ces matins où ils se souvenaient, alors il n’avait plus envie d’y retourner, à cette vie de fête, il avait peur de se lasser. Mais il se laissait de nouveau entrainer. C’était sa raison de vivre. Sentir la fluidité des billets, le tintement des pièces. Profiter de l’argent un peu plus encore, qui savait ce que le futur leur réservait ? Milanon entendait déjà l’élite parler de fuir Paris. La révolte les affolait, les effrayait. Bientôt ils tomberaient tous de leur piédestal alors autant profiter tant qu’on le peut, c’était ce qu’il se disait. Il avait remporté le double de sa mise, il avait jeté les cartes d’un air triomphal, il avait embrassé la fille en bout de table, repris sa veste, et il s’était remis en marche. Il songeait à rentrer, s’il avait encore une once de pensées raisonnables. Il songeait aussi à retourner faire un tour dans un casino plus loin, après tout, il avait encore de quoi faire une belle soirée. L’oiseau de nuit ne regardait plus l’heure. Il devait pourtant être tard, les bars se vidaient un peu, laissaient partir ceux qui ne tenaient plus. Qu’importe, ce n’était pas comme s’il avait beaucoup de travail le lendemain, enfin, rien qui ne lui requerrait d’être frais de bon matin.

Il s’avança pas après pas, suivant la lumière des lampadaires, tête basse, le regard rivé sur le bitume. Deux pieds se mirent en travers de son chemin, et il n’était pas en état de les éviter. Il releva son regard sur le fauteur de trouble, le détaillant de haut en bas. Il lui disait vaguement quelque chose, comme un souvenir lointain, une personne qu’il aurait connu il y a… Abel. Abel. C’était lui. L’esprit confus, il se maudit presque de ne pas l’avoir reconnu tout de suite. Il n’avait pas meilleure allure que dans sa mémoire. Une situation qui ne semblait ne pas avoir tellement changé. Le regard un peu noir, cet air énervé qu’il ne lui avait pas beaucoup connu. Le trait presque un peu fatigué des nuits courtes. Et cet air sale, un peu partout. Cet air sale du bidonville. Cet air sale qu’il avait lui aussi, avant. Il ne faisait plus du tout partie de ce monde là Milanon, il se demandait bien ce qu’Abel voulait lui dire. Parce qu’il allait l’ouvrir, il en était persuadé, autrement il ne serait pas là à le fixer, en lui barrant le passage, si ? Il se passa la main sur le visage, Milanon, il fallait qu’il réfléchisse au comportement à adopter. Mais il n’avait pas envie de réfléchir. C’était dur. Il soupira alors longuement ça lui donnait du temps. De toute manière, un mec du bidonville, ça parlait pas à un mec de l’élite. Ils avaient rien à se dire. Ah ! Il devrait partir, esquiver, courir jusqu’à en tomber, mais tout pour l’éviter. Si on le voyait trainer avec ces gens-là on le renverrait d’où il venait, et toutes les marques sur sa peau auraient été vaines, il n’était pas allé aussi loin pour en arriver là. « On a pas changé Onfroy. » C’était sorti tout seul, il fallait qu’il apprenne à se taire, et puis c’était pas vraiment la bonne soirée pour venir le titiller, pas quand il avait un peu trop d’alcool dans le sang. Enfin, c’était jamais la bonne soirée de toute façon. En réalité, il avait plus aucune force, plus assez de volonté pour bouger ses pieds qui restaient inlassablement collée au sol. Il n’allait pas pouvoir vraiment éviter ça. « T’es venu m’annoncer que t’avais eu un ticket ? » Un rire nerveux, puis un fou rire, il était hilare. A la vue de sa tenue, il n’était certainement pas devenu un élite. Sans doute qu’il le serait peut-être jamais, il avait pas vraiment le charisme, la stature. Milanon ne le voyait pas faire autant de sacrifice, peut-être que sa situation lui convenait après tout ? Il avait toujours aimé jouer avec la poussière, c’était peut-être sa destinée.


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