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 Intrigue II ◊ L'incendie

 :: Quartiers des habitations :: L'Elite :: Les alvéoles


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Paris PNJ
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MessageSujet: Intrigue II ◊ L'incendie   Sam 3 Sep - 21:27
L'incendie

Intrigue 2


C'était arrivé. Après tous les efforts du gouvernement, après tout ce qu'ils avaient fait pour couvrir les traces d'une quelconque agitation à Paris. Le meurtre d'un Ronsard avait été le premier pas et ils avaient tôt fait de briefer les médias : ça ne devait pas recommencer. Et pourtant ils y étaient, ils étaient là. Les flammes brulaient ce qu'il restait de l'appartement des Ronsard. Le quartier de l'élite n'avait jamais été aussi bondé. Une foule s'amassait, attirée par la fumée qui s'élevait haut dans le ciel, emportant avec elle bien plus que des objets de fortune : des objets sentimentaux aussi. C'était un coup dur pour le gouvernement qui avait tôt fait de créer une cellule d'urgence. Ce n'était pas le fruit du hasard, ni un triste accident, tout le monde se mettait d'accord pour dire que la cause de l'incendie était criminelle. Là, au milieu de l'agitation, tout le monde commence à se regarder, à s'épier. Un criminel revient toujours sur le lieu du crime. Les pacificateurs, gardien de Paris, défenseur de la ville, surveillaient du coin de l'oeil le moindre geste, le moindre mouvement de foule. On attendait que l'un d'entre eux fasse un pas, montre une certaine hésitation. On se met dans la peau d'un détective, juste le temps de cinq minutes, il y en a bien un qui tremble non ? Il y en a bien un qui à quelque chose à se reprocher ? Ils trouveront le coupable, ils le trouveront.


Membre de l'élite paniqué, qui sait si vous ne serez pas le prochain, simple passant qui se demande ce qu'il se passe, rebelle déguisé ou membre direct du gouvernement, vous êtes là pour une raison au moment des faits, assistant à une première pierre tombée de l'édifice. Paris a commencé à échapper des mains du gouvernement.

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Paris réaliste
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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Dim 4 Sep - 14:43
come on baby

light my fire


Et donc, tout le monde avait entendu.

Chandra s'est dirigé comme le reste d'Aurora Borealis sur les lieux de l'agitation, avait-il vraiment le choix ? Il s'agit d'un évènement qui va marquer l'Histoire de Paris, que les futures générations devront à leur tour mémoriser comme une date clé. A moins qu'elle ne soit, elle aussi, effacée des registres ; auquel cas, il sera de son devoir de transmettre l'information, ainsi que tous ceux qui sont présents ce soir. Tout le monde est responsable.

Car au fond, on s'y attendait. Chandra en est persuadé, malgré la panique ambiante, la réalité que des personnes importantes sont peut-être blessées, malgré les mouvements de foule et la peur généralisée, personne n'est surpris. Alors il garde les yeux rivés vers les flammes, réalisant ce qui est en train de se produire avec son expression neutre caractéristique. C'est la faute de ceux qui ont foutu le feu, c'est la faute de ceux qui ont laissé le gouvernement faire sans rien dire, c'est la faute de l'élite pour avoir mené la France jusqu'ici, sans prévoir plus loin que le bout de leur nez.
Chandra sait ce qui est à venir maintenant. La zizanie, les suspicions. Il sait qu'il a autant à se reprocher que tous les autres. Il sait également qu'il a été remarqué, au milieu de toute cette salade, avec son visage un peu trop impassible. Il fixe cet étranger en retour. Qu'il se remette en question. Qu'il cherche au fond de lui s'il ne trouve pas, à son tour, la réponse à cette question : pourquoi ce bâtiment brûle-t-il ?

Chandra pense à filmer la scène, mais une large partie des habitants présents s'en charge déjà. Il est donc libre de la vivre pleinement, de scruter à son tour à la recherche d'un changement, d'un élément perturbateur, par simple curiosité. Il se doute que la nuit n'est pas encore finie, et quelque chose au fond de lui s'en attriste. Il voudrait que tout se passe rapidement. Que Paris évolue au bout de quelques jours, que les choses ne soient plus aussi compliquées. Que quelqu'un dise quelque chose, et vite.

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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Dim 4 Sep - 17:05
L'incendie

Intrigue 2


C'était la lumière qui l'avait alerté. Emmitouflé dans son alvéole, lové dans son cocon doré, Gaston n'avait rien entendu. Il avait passé la journée dans sa chambre, occupé à tenter de tirer quelque chose du morceau de bois devant lui, une forme, une idée, en vain. Son double vitrage l'avait protégé des cris et des sirènes. Les fenêtres fermées bloquaient l'odeur de fumée qui asphyxiait le quartier. Son téléphone, perdu entre des oreillers, n'avait pas sonné assez fort pour lui transmettre les messages de ses parents. Gaston était isolé. Et puis, le soleil s'était couché, et la lumière avait changé.

Les Lumière vivait au dernier étage, aussi la vue était-elle imprenable. La chaleur des flammes avait semblé lui assécher la rétine, malgré la distance, avant qu'il ne reconnaisse l'appartement et que son cœur ne fasse un bond. Il était descendu en courant, sans même prendre le temps d'enfiler quelque chose de plus élégant que sa tenue de sculpture, et avait couru en la direction de l'incendie. La foule le surprit de par sa taille mais il ne s'arrêta pas, traçant sa course entre les voisins et les curieux, entre les choqués et les ravis. Il ne remarqua pas l'ambiance pesante, les murmures, les soupçons. Gaston continua d'avancer jusqu'à se heurter à la barrière des forces de l'ordre, infranchissable. Il la longea un moment, tentant de trouver une échappatoire, avant que son œil accroche une silhouette reconnaissable entre mille. Chandra se découpait avec panache sur le mur de flammes. Gaston lui attrapa le bras, lui posa des questions dont il n'écouta même pas les réponses, « Qu'est ce qu'il s'est passé ? Il y a des victimes ? Qui a fait ça ? », son esprit étant déjà très loin et tout près. Qui. Il avait demandé qui, par instinct, par automatisme, parce que ça coulait de source qu'un qui était impliqué, mais déjà il n'avait plus le temps d'y penser. « Il faut que je trouve Apolline. ».

Il repartit dans la foule, sans se soucier de l'ami qu'il laissait derrière. Apolline n'était pas son amie, loin de là, c'était une sang pur de l'élite, elle le tolérait à peine. Mais toute garce qu'elle pouvait être, Gaston l'avait vue sans sa carapace quelques fois, le temps d'une moquerie pour une robe mal découpée ou d'une danse impromptue, et il ne pouvait rester sans réagir. Il avait reconnu l'appartement des Ronsard, et Apolline en faisait partie.

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Dernière édition par Gaston Lumière le Lun 5 Sep - 18:58, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Dim 4 Sep - 22:36
L'incendie

Intrigue 2


Bérénice marchait tête baissée. Qu’elle n’aimait pas passer par les quartiers de l’élite. Bérénice n’aimait pas tellement l’ostentatoire, elle aimait ce qui était normal, les coutumes de Paris, mais l’élite en faisait toujours trop, à croire qu’ils avaient encore quelque chose à prouver aux classes inférieures.  Mais elle n’avait pas le choix, elle voulait rendre visite à Alice Arnould. Bérénice s’ennuyait, toute seule, dans son appartement. Pour une fois qu’elle se décidait d’elle-même à voir du monde. Elle arriva d’abord du côté des villas. Les deux grands immeubles d’habitation, là où se trouvait Alice, étaient juste derrière. Bérénice continua d’avancer. Il y avait une odeur différente dans le quartier, une odeur étrange, comme de brûler. Bérénice tourna la tête, machinalement, pour chercher d’où pouvait provenir cette senteur inhabituelle. Mais les flammes avaient déjà commencé à grandir et sous pression, les fenêtres cédèrent et les débris vinrent frôler les pieds de la Revailly. Surprise, Bérénice laissa échapper un cri et chercha du regard n’importe qui dans les parages.

La foule s’agglutina rapidement, attirée par les flammes et la fumée qui s’élevait désormais haut dans le ciel. Elle ignorait si quelqu’un avait appelé les pompiers, elle, elle n’en avait pas eu le réflexe, ses mains tremblaient et elle n’arrivait pas à tapoter sur son écran. A ses côtés, elle remarqua soudainement qu’Apolline Ronsard était arrivée. Elle devait bien connaître le quartier, une femme comme elle habitait sûrement dans l’une de ses villas, elle pourrait sans doute répondre aux quelques questions de Bérénice qui restait encore coite. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait, comment ça avait pu se passer. Un incendie accidentel, sans aucun doute. Bérénice savait d’expérience qu’un simple torchon laissé à côté du feu pouvait faire des ravages s’il n’était pas stoppé à temps. Elle tapota doucement l’épaule de la Ronsard. Elle se rappelait très bien leur dernière entrevue, qui n’avait pas été vraiment toute rose. Bérénice se rappelait encore les accusations de la pimbêche, les reproches. Elle en avait tenu compte bien sûr. Elle cherchait simplement à se fondre dans le décor, pas à s’attirer les foudres du gouvernement. « Mademoiselle. Excusez-moi. Vous savez ce qu’il se passe exactement ? A qui appartient cette villa ? C’est que… Je ne comprends pas pourquoi toute cette agitation, tous ces médias. C’est juste un incendie domestique, rien de plus, n’est-ce pas ? » Bérénice pria pour qu’Apolline ne se retourne pas en lui lançant l’un de ses regards noirs comme elle savait si bien les distribuer à qui en voulait. Elle avait besoin de réponses pour ne pas céder à la panique qui commençait peu à peu à envahir la foule. C’était viral.



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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Dim 4 Sep - 23:14
come on baby

light my fire


Il ne sait pas comment il a fait pour ne pas le remarquer avant, alors que Chandra avait les yeux rivés vers sa direction générale - il observait plutôt ce qu'il se passait dans la distance, une bonne cinquantaine de mètres plus loin, puis Gaston est apparu dans son champ de vision. Une demi-seconde plus tard, Chandra est violemment tiré sur le côté, une légère douleur dans son épaule qui aurait pu ne pas se manifester s'il ne s'était pas raidi instinctivement. Il lève les yeux sur le visage de son ami, il est paniqué. Il le bombarde de questions à une vitesse phénoménale, si bien que Chandra devine rapidement qu'il n'en cherche pas réellement les réponses.

"Il faut que je trouve Apolline. "

Qui est Apolline ? Chandra a à peine le temps d'avoir l'air confus que Gaston est déjà reparti, de la même façon qu'il est arrivé. Il n'est pas méthodique. Il va se paumer dans la foule. Qui est Apolline ? Il ne veut tout de même pas dire Apolline Ronsard ?
Chandra ne pense pas et le suit mécaniquement, ce qu'il juge être un bon réflexe car s'il avait réfléchi plus longtemps, il l'aurait définitivement perdu de vue. "Gaston. Gaston. " Il se faufile dans les espaces dégagés par le passage de son ami, suivant de près sa trajectoire. Quelqu'un doit redonner un sens des priorités à ce gars. Urgemment. "Gaston. " Ses enjambées ne sont pas assez larges, il décide d'accélérer encore le pas, quitte à courir sur quelques mètres. "Pour l'amour du ciel, Gaston. " Il le rattrape enfin, une main sur son épaule, et feint de ne pas être un peu essoufflé alors qu'il essaye de suivre son rythme. Ce garçon a de beaucoup trop grandes jambes.

"Qui est-ce que tu cherches ? Quelle Apolline ? " Un regard rapide vers l'habitation. Il est persuadé d'avoir vu tous les résidents sortir, attestant de leur sécurité ; s'il parle bien de la Ronsard, elle est sauve, du moins pour ce que Chandra en sait. "Tu as son numéro ? "

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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Lun 5 Sep - 12:45
L'incendie

Intrigue 2


Gaston continuait d'avancer, de façon résolue et totalement irréfléchie. Il crut vaguement entendre son prénom, appelé dans la distance, mais s'en désintéressa vite. Une vie de luxe et de confort ne l'avait pas préparée à ce qu'il vivait aujourd'hui ; au danger tout proche, à la peur d'avoir perdu quelqu'un. Paris lui avait toujours assuré que tout allait bien, qu'il était en sécurité, et il n'osait encore admettre que Paris lui avait menti tout ce temps. Cet incendie n'était sans doute pas grave, sans doute qu'un domestique distrait avait allumé une bougie trop près des rideaux, ou qu'un torchon avait été oublié sur une plaque, les habitants avaient sans aucun doute évacués les lieux à temps et étaient sains et saufs quelque part. Sans doute.

Penser aux implications de l’événement était bien au delà des capacités de Gaston, au delà de tout ce qu'il s'était jamais permis de supposer et questionner, et il n'avait aucune envie de franchir cette limite invisible qui le pousserait alors dans un monde inconnu – la réalité. Alors plutôt que de jeter du petit bois au brasier de sa panique en y ajoutant des dimensions terrifiantes, Gaston préféra se concentrer sur l'essentiel, sur l'humain. Sur Apolline. Il ne se souvenait plus de la dernière fois où il l'avait vue, sans doute dans un bal donné par un riche mondain. Il ne se souvenait plus de ce qu'elle portait ou de ce qu'elle lui avait dit, mais il refusait de laisser son souvenir partir en humée. La foule, toujours plus dense attirée par le scandale et les flammes, se refermait sur lui, lui bouchant la vue et lui emmêlant les sens. Gaston en était à jouer des épaules et des coudes pour progresser, et il s'apprêtait à crier le nom de la demoiselle quand une présence familière et soufflante se glissa à ses côtés. Chandra, il l'avait presque oublié. Il lui posa une ribambelle de questions, mais une seule se fraya un chemin jusqu'au cerveau embrumé du brun qui s'arrêta net, provoquant sans s'en soucier une collision par la même occasion.

« Mon téléphone ! s'exclama-t-il, fourrageant aussitôt dans les poches de son pantalon taché, en vain. Je ne l'ai pas. J'ai dû l'oublier. Chandra, j'ai pas mon téléphone ! »

Il se tourna vers le musicien avec désespoir, comme si ce dernier était un bon génie qui allait le lui faire apparaître d'un claquement de doigt, avant de prendre une lente inspiration pour se reprendre. Calme toi Gaston. Calme toi, et réfléchis.

« Elle doit être avec les secours, quelque part. Si elle a été blessée elle sera avec eux. Ou avec les membres de sa famille. Tu vois le samu ? Des gyrophares ? »

Et la nature l'ayant doté de plus grandes jambes et d'une plus grande taille en général, Gaston repéra sa cible sans l'aide de son ami avant de repartir aussitôt dans sa direction. Au grand damne d'un Chandra excédé.

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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Lun 5 Sep - 18:46
L'incendie

Intrigue 2


Assise devant sa coiffeuse, Apolline se regardait attentivement. Elle avait relevé ses cheveux, qu'elle avait teint en blond, en un chignon, quelque mèches rebelles s’extirpant de ce dernier, ou retombant de chaque côté de son visage. Elle avait légèrement maquillé ses yeux, passant une ombre à paupières dorée, soulignant son regard noir d’un coup de crayon, et rajoutant du mascara violet pour allonger ses cils. Elle s’était mis un gloss de couleur orange, et des paillettes pour entourer ses lèvres. Et enfin, elle avait revêtu une magnifique robe de couleur bordeaux. Elle avait mis un certain temps avant de trouver cette robe, et elle l’avait déniché dans un grand magasin de la ville. Certes, elle lui avait coûté une petite fortune, mais elle en valait la peine. Avec ceci, elle avait enfilé des escarpins assortis, et à présent, elle ne savait plus si elle voulait vraiment se rendre à ce bal ou non. Le regard fixé sur son reflet, elle ne cessait de se demander si c’était une bonne idée. Le dernier bal auquel elle avait assisté n'avait pas forcément bien terminé. Elle entendait encore les sifflets qui avaient retentis au bal des parisiens à l'encontre des Cézanne. Elle ne les portait pas forcément dans son cœur, mais elle avait horreur qu'on ne respecte pas les familles fondatrices. En attaquant Colin Cézanne, elle s'était sentie attaquée. Peut-être parce qu'elle avait tendance à la paranoïa depuis la mort de son père.  

Un taxi l’attendait dehors, et elle grimpa dedans, faisant attention à sa robe. Renseignant le chauffeur sur sa destination, elle s’installa confortablement dans les sièges, regardant les lumières de la ville qui défilaient devant elle à toute vitesse. Puis, prise d'un soudain malaise, elle demanda au chauffeur de faire demi-tour, elle avait l'impression d'oublier quelque chose. Malheureusement, le trafic était très dense, et le trajet du retour prit plus de temps. Apolline commençait à perdre patience, elle insultait de bêtises le pauvre chauffeur qui n'y était pour rien. Enfin, quand elle arriva près du quartier de l'élite, elle se précipita dehors. Et c'est là qu'elle les vit : les flammes qui dévoraient la nuit. Elle s'approcha, comme hypnotisée par le feu qui l'éblouissait. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait, comme envoutée par un beau spectacle. Tout autour était au ralenti, même son cœur. Mais en une fraction de seconde, elle réalisa que la situation n'avait rien de magnifique. Il se passait quelque chose de grave, de très grave. En s'approchant de plus en plus, Apolline était complètement perdue. C'est là qu'elle entendit « C'est l'appartement des Ronsard ! » La foule commençait à se réunir autour de l'évènement. Apolline ne se gêna pas, elle poussa les passants s'en s'excuser pour arriver au plus près. Elle ne pouvait pas en croire ses yeux. Les vitres étaient brisés, les flammes envahissaient le bâtiment et dévastaient tout sur leur passage. Elles n'étaient plus aussi magnifiques qu'elle avait trouvé. C'étaient des monstres qui venaient de détruire ce qu'elle avait de plus cher. Ses bijoux, ses vêtements, ses souvenirs, sa maison. Apolline eut envie de crier, de pousser un cri pour évacuer l'angoisse. Elle ne comprenait pas ce qu'il avait pu se passer. Elle jetait des regards noirs aux gens autour d'elle, et attendait qu'un officier vienne la voir. Que quelqu'un l'aide. Puis elle sentit une main sur son épaule. Elle se crispa. « Mademoiselle. Excusez-moi. Vous savez ce qu’il se passe exactement ? A qui appartient cette villa ? C’est que… Je ne comprends pas pourquoi toute cette agitation, tous ces médias. C’est juste un incendie domestique, rien de plus, n’est-ce pas ? » Elle se retourna et reconnut l'autre illuminée qui racontait à tout le monde que la fin du monde était proche. Ni une ni deux, Apolline la toisa et l'envoya voir ailleurs. « Pauvre idiote ! Retourne dans ton appartement miteux, tu n'as rien à faire ici ! » Puis, elle la poussa. Les larmes lui montaient aux yeux. Il fallait qu'elle retrouve sa mère. Quand elle était partie de la villa, sa mère y était. Il fallait qu'elle la retrouve. On lui avait déjà pris son père, on ne pouvait pas lui prendre sa mère. Et elle se mit à chercher Violaine partout, en bousculant la foule qui se régalait du spectacle.

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We're bigger than we ever dreamed, and I'm in love with being queen. Life is great without a care we aren't caught up in your love affair. And we'll never be royals. It don't run in our blood That kind of luxe just ain't for us. We crave a different kind of buzz. Let me be your ruler, you can call me queen Bee. And baby I'll rule, I'll rule, I'll rule, I'll rule. Let me live that fantasy.
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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Mar 6 Sep - 0:35
L'incendie

Intrigue 2



Tu ne pouvais pas enlever ce petit sourire sur ton visage, non, tu n'y arrivais pas. En vérité, ce sourire était très vite passé sur ton visage, un bref instant soyons franc, un très bref instant mais cela avait été largement suffisant pour toi. Mais pourquoi ton visage s'était-il illuminé d'un sourire l'espace d'un instant ? Personne ne pouvait le savoir de toute évidence, mais si un Ronsard venait de périr, peut être que tout allait partir en vrille, cependant, les événements suivraient leur cours, tu le savais bien, mieux que personne en vérité. Tu savais certaines choses que d'autres ne savaient pas, mais tu ne dirais rien, mieux, tu serais là avec eux pour tenter de comprendre le pourquoi du comment.

Qui avait bien pu vouloir la peau d'un Ronsard ? Qui avait bien pu agir de la sorte ? C'était pour le moment un mystère, et tu aurais voulu en savoir plus, ou le faire croire en tout cas. Et tu savais y réussir à merveille, de part ta position hiérarchique dans la société. Même si tu ne portais pas le nom de Verlaine, les gens savaient, en tout voyant que tu en étais une, alors que ton nom de famille ne l'indique pas, puisque tu es une Arnould. Tu te retrouvais donc devant cet appartement en flamme avec un nombre croissant de badauds. C'est fou ce que cela peut attirer les regards, c'est vraiment fou, mais cela ne te surprends pas du tout, parce que la chose n'est pas habituelle, elle semble même exceptionnelle, pour le moment. Tu es là en train d'observer la scène, tu écoute ce que les gens disent autour de toi, personne ne parle de qui tu es mais bien de l'incendie. La rumeur court, circule, rapidement, trop vite, comme quoi il serait bien criminel et intentionnel. Les gens se demandent, les gens se posent des questions, mais les gens ne savent pas. Au loin pourtant, tu avais l'impression d'entendre une douce mélodie, comme si Cendrillon était parmi nous, chantée comme il se doit par le groupe qui téléphone à tout le monde. Mais tu rêves peut être que cette chanson ne résonne que dans ta tête à vrai dire. Tu observes alors les personnes présentes, tu en connais certaines. Bérénice est là, elle semble vouloir se rassurer à propos de cet incendie mais Apolline n'est pas de son avis. La Ronsard qu'elle est voit une partie de sa vie s'envoler, partir en fumée, ces vêtements, ces bijoux, ces souvenirs. Tout cela n'est plus, la pauvre, tu compatis à sa souffrance, parce que finalement, tu vas la trouver à ton tour alors qu'elle rejetait violemment Revailly. Mais c'était elle tout cracher.

" Apolline. Ce n'est pas le moment de t'énerver voyons. Viens dans mes bras va. Les secours arrivent, tout va bien se passer. "

Et tu lui tendais tes bras pour qu'elle vienne se réfugier contre ton épaule droite. Si vous étiez amies depuis quelques années maintenant, tu ne savais pas si elle accepterait cette aide bien maigre en la circonstance; mais tu ne pouvais pas faire mieux que cela. C'était mieux que rien, n'est ce pas ? En tout cas, tu jetais un regard compatissant à Bérénice qui n'avait pas été traitée d'une façon digne, mais ça, c'était une habitude de la part d'Apolline, une de vos différences.


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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Dim 11 Sep - 19:18
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Elle voulait juste comprendre, Bérénice. A qui était cette maison ? Que s’était-il passé ? Pourquoi tant de monde ? Visiblement, personne ne voulait lui donner les réponses qu’elle attendait. « Pauvre idiote ! Retourne dans ton appartement miteux, tu n'as rien à faire ici ! » Elle avait fini par avoir l’habitude des mauvaises humeurs de la Ronsard, de son ton mal-aimable, de ses caprices. Tout le monde en parlait dans la Capitale, Apolline Ronsard n’avait pas la réputation d’une gentille fille d’élite, elle était vile, parfois même cruelle. Se développait alors, non pas une peur, ni une haine chez Bérénice, mais quelque chose proche de la pitié, de la compassion. Elle aurait voulu savoir ce qui la mettait toujours dans cet état. Elle aurait voulu savoir pourquoi elle semblait toujours en vouloir à la terre entière. Bérénice, aux simples mots d’Apolline, tourna les yeux pour continuer à regarder les flammes. Apolline la bouscula et continua à se frayer un chemin parmi la foule, à chercher son chemin. Discrètement, Bérénice la suivit. Elle ne voulait pas fouiner, savoir à tout prix ce qu’il se passait, mais elle était tout de même d’une nature curieuse, et elle savait que la Ronsard avait des réponses.

Apolline fut pourtant arrêtée dans la foule, Bérénice s’arrêta aussi sec, manquant de rentrer dans le dos de la jeune femme. Elle jeta un œil à celle qui avait empêché la Ronsard d’aller plus loin, ce n’était autre qu’Alice Arnould. Bérénice était rassurée de la voir là, elle pourrait sans doute tout lui expliquer. " Apolline. Ce n'est pas le moment de t'énerver voyons. Viens dans mes bras va. Les secours arrivent, tout va bien se passer. " Bérénice souleva un sourcil. Puis l’autre. Pourquoi diable Alice réconfortait-elle Apolline ? A moins que… A moins que ce ne soit l’appartement Ronsard qui soit en train d’être réduit en cendre. Alice jeta un regard compatissant à Bérénice et en voyant ce geste, elle ne put s’empêcher de reprendre la parole, comme une invitation à mettre son grain de sel là où elle ne devrait pas. « Donc c’est votre appartement qui est en train de brûler ? » C’était peut-être un peu cru, étant donné les circonstances, mais elle n’avait pas envie de chercher les mots justes, pas avec celle-là en tout cas. Après tout, Apolline ne prenait pas non plus de pincettes quand elle devait s’adresser aux classes inférieures. Une première réponse, une. « Vous aviez laissé une bougie ? Le gaz allumé ? Vous savez, c’est pas gênant, les biens matériels, du moment que personne n’a été touché. » Tout le monde savait très bien que le papa Ronsard était décédé depuis quelques temps déjà, et si Apolline était là… Ca ne laissait que Violaine Ronsard dans la villa. Il y avait bien peu de chance pour qu’elle se soit retrouvée ici en plein milieu de la journée, Bérénice était confiante, la princesse Ronsard n’avait sans doute perdu que quelques ordinateurs et quelques vêtements de grands couturiers : rien qu’elle ne pouvait remplacer. Du moins, elle l’espérait presque pour elle.



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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Dim 2 Oct - 18:16
L'incendie

Intrigue 2


La foule changeait de comportement sans arrêt. De longs silences suivaient parfois l’euphorie générale. Tout le monde avait quelque chose à dire, une pensée. Que se passait-il ? Voilà déjà de longues minutes que tout le monde se posait la même question. La rumeur courait que l’incendie n’était pas accidentel. La colère d’Apolline Ronsard ne faisait qu’alimenter les ragots. Mais qui véritablement croire ? Les journalistes s’affairaient à interviewer toutes personnes susceptibles d’en savoir plus. Certains avaient vu Chandra et Gaston s’empresser de se frayer un chemin, ils avaient vu là une piste possible. Caméra à la main ils les poursuivaient à travers la foule, tentant de les bloquer comme ils le pouvaient pour leur poser toutes les questions qu’ils pouvaient. Des caméras tournaient également autour d’Alice et Apolline et filmaient en détail leur longue étreinte. Un geste affectif de la part de la Ronsard ? Il y avait forcément anguille sous roche.

Très vite, les regards se redirigèrent tous vers la villa en flamme. Toussotant, crachant, presque sur le point de tomber, Violaine Ronsard était escortée par deux pompiers. D’un revers de main, elle écarta les deux hommes qui l’aidaient à avancer et balança à terre la serviette qu’on lui avait mis sur les épaules. Etendue sur le sol, de loin, les journalistes apercevaient des taches rouges sur la serviette. Violaine, qui déjà avait été emmenée en direction d’une voiture, était hors d’atteinte pour les reporters qui se jetèrent sur l’objet. Saignait-elle ? Avait-elle était attaquée ? Le premier qui s’empara de la serviette la brandit tandis qu’un autre filmait. Devant la foule déchainée, ils déployèrent le linge et laissèrent apparaître une Tour Eiffel tracée à la peinture rouge. La foule se tut. On chercha les deux pompiers du regard, mais ils n’étaient plus dans les parages. La révolution était en marche, et les Ronsard avaient été les premiers à en payer le prix, si l’on en croyait le message laissé par les acteurs du crime.


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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Lun 10 Oct - 21:46
come on baby

light my fire


Il a perdu son téléphone, et c'est lorsqu'il entend ça que Chandra décide de laisser tomber avec Gaston. Ses mots sortent à un débit extraordinaire, si bien que la moitié passent complètement à la trappe et sont oubliés instantanément. Oui, oui, Apolline doit être avec les secours, certainement, les secours sont absolument partout de toutes façons. Qu'il la rejoigne.
Chandra ne comprend pas trop pourquoi il ressent tout de même une pointe d'exaspération lorsque Gaston part effectivement la rejoindre. Oh, et puis qu'il aille au diable.

Il a à peine le temps de faire un quart de tour sur lui-même quand il tombe nez à nez avec un micro. Il se rend compte qu'il est complètement encerclé, et pendant quelques minutes, il avait totalement oublié son statut de célébrité. C'est un bien grand mot, il se dit, mais on passe un cap une fois que son visage apparaît sur les écrans au moins une fois par mois. Soudainement, son appartement lui manque.
Il est pressé comme un citron ; il n'entendait pas les questions, juste avant, mais elles étaient là, perdues dans le bruit de la foule et des flammes qui grondent. Une partie des journalistes s'est détachée, à la recherche de Gaston, une chance. Chandra ne sait pas quoi leur dire. Il ne veut pas leur dire quoi que ce soit, d'ailleurs, il n'a rien à déclarer. Il n'est pas plus habilité à répondre à leurs interrogations que n'importe quel clampin autour, et pourtant, il sait très bien pourquoi il est une cible de choix.

Il est sur le point de prononcer quelques mots, une expression de lassitude peinte sur l'ensemble de son visage, lorsqu'il est sauvé par Violaine Ronsard. Au fond de lui, il est déçu de s'être motivé à parler pour rien, mais la distraction est appréciée, avant qu'elle se dérobe en voiture. Puis, la fixation sur une serviette, qui devint un étendard, une bannière. Le message est passé.

Chandra décide qu'il a vu assez, que rien de plus ne peut se produire. Il se met en marche, à contre-courant, faisant des épaules pour se faufiler au milieu de la marée humaine. Il est temps de rentrer à la maison, au calme, et de laisser les quidams mariner.

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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Mar 11 Oct - 14:29
L'incendie

Intrigue 2


Apolline ne répondait plus de rien. Bérénice l'agaçait au plus au point, et elle proférait de telles absurdités, qu'heureusement qu'Alice la serrait dans ses bras, l'empêchant ainsi de commettre un meurtre. La jeune Ronsard voyait tout son beau monde s'écrouler, elle ne pouvait rien y faire. Les flammes étaient plus puissantes qu'elle. Elle hésita, devait-elle pleurer ? Puis elle vit les caméras autour d'elle, qui s’empressaient de capter le moment. Elle ne leur ferait pas le cadeau de ses larmes, surtout pas. C'est à ce moment, où elle commençait à se ressaisir, ignorant les questions de Bérénice, qu'elle la vit arriver. Sa mère, l'être le plus cher qu'elle avait, sortir des flammes. Apolline voulut se précipiter vers elle, la rejoindre, mais un pompier qui s'occupait du périmètre de sécurité l'en empêcha. Elle insista et courut jusqu'à celle qui l'avait mise au monde et qui lui avait tout donné. Apolline l'accompagna jusqu'à une voiture de soin qui venait d'arriver spécialement pour elle, elle ne posa aucune question, mais gémissait comme une enfant. L'inquiétude lui tiraillait le ventre, mais Violaine n'avait pas l'intention de lui dire un mot, plus fort encore elle ignorait complètement sa fille, le visage impassible. Mais Apolline tenait à rester près d'elle. C'est à cet instant qu'elle voulut tout de même regarder en arrière, alors que sa mère était maintenant allongée sur un brancard dans l'ambulance, à l'abri des regards indiscrets. Et c'est là qu'elle vit cette étrange toile, et ce symbole si dangereux. La Tour Eiffel. Ce n'était pas un accident. On avait voulu brûler leur appartement. On avait voulu brûler les Ronsard. Apolline comprenait petit à petit ce qu'il se passait, elle était complètement tétanisée à l'idée de répondre aux journalistes qui lui criait des questions qu'elle n'arrivait pas à entendre. Elle avait déjà perdu son père à cause de ces petits cons de résistants, et désormais, il visait sa mère, et elle-même. Elle était prête à tout pour retrouver les coupables et leur faire payer leur action. La guerre était déclarée.

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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Jeu 13 Oct - 0:21
L'incendie

Intrigue 2


Déjà elle courait dans les rues de la ville, déjà, et cela te faisait sourire. Les flammes léchaient doucement les murs du bâtiment avec tout ce qu'il y avait à l'intérieur, tous ces biens matériels, ceux des Ronsard, ceux d'une famille à l'origine de cette belle ville qu'on appelait autrefois Paris, mais qui avait changé de nom à présent. Tu n'avais jamais connu l'ancien Paris, pour toi, ce n'est qu'une page d'histoire parmi tant d'autres, mais cet incendie venait en révéler une saveur si particulière. La rumeur venait à tes oreilles, et elle te les caressait avec une envie prononcée, te donnant un petit sourire sur les lèvres. Mais si tu avais le sourire c'était avant tout pour jouer sur les apparences, pour jouer avec celle que tu avais pris dans tes bras pour la réconforter à un haut point. Elle n'avait pas rechignée tes bras, bien au contraire, mais malheureusement, elle avait réussi à résister à verser une petite larme voyant qu'on l'observait de près. Bérénice était venue lui montrer un peu de réconfort, en lui disant qu'elle n'avait rien, mais c'était sans compter sur le matérialisme de la brune. S'il n'y avait eu que vous trois, sans doute que Revailly aurait été envoyée sur les roses alors qu'elle ne voulait que bien faire sans aucun doute possible la connaissant. Mais pour Apolline, c'était plus qu'une atteinte à sa fortune qui venait de se produire, tu avais pu voir dans son regard qu'elle s'était sentie plus que personnellement, et la rumeur qui coulait des lèvres de certains n'allait qu'accentuer cette doucereuse sensation. Mais la débacle aurait été encore plus importante si sa mère n'avait pas pu être sortie à temps de l'appartement. Heureusement pour elle, elle pourrait compter encore sur ce soutien là, pour les prochains jours, car tu doutes que celle-ci soit véritablement si mal que ça. Tu observais la scène de là où tu te trouvais, c'est à dire pas bien loin, et tu ne pouvais t'empêcher de sourire à celle-ci, la mère ignorant royalement son enfant chéri alors que cette dernière tenait visiblement absolument à être à ces côtés. Les journalistes allaient sans doute vouloir leur poser des questions, mais sera-t-elle en mesure de leur répondre pleinement ? Tu ne saurais dire. En tout cas, tu avais envie de voir cela de près, et d'être possiblement un soutien pour la Ronsard, un pilier même.


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MessageSujet: Re: Intrigue II ◊ L'incendie   Sam 22 Oct - 22:45
L'incendie

Intrigue 2


Peu à peu les flammes se dissipent, la foule s'éparpille. Le spectacle est terminé. Certains membres de l'élite, pourtant, tardent à retourner dans leurs appartements. Le tissu est toujours étalé, marqué du signe de la révolution. Tout le monde ignore quel est ce groupe, qui en fait parti, et ce qu'il désire réellement. L'attaque contre les Ronsard donne cependant des indices, mais est-ce le gouvernement ou bien l'élite qui est visé ? Tout le monde se regarde, tout le monde se juge, car tout le monde peut être un traitre, ou bien un sauveur. Les esprits commencent à s'échauffer, les idées de chacun grondent dans leurs esprits. Qui croire ? A qui faire confiance ? Les Ronsard ont été placés sous haute surveillance et se sont vus donner une nouvelle villa, tous frais payés par l'Etat. Mais Violaine Ronsard n'a pas dit son dernier mot. Elle compte bien faire payer ceux qui lui en veulent, et comprendre pourquoi.

Intrigue terminée, merci de votre participation  :potté:
 


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