AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue

Nous sommes ravis que tu t'intéresses au forum ! En ce moment, nous recherchons activement des habitants du bidonville. N'hésite pas à consulter nos différents scénarios, pré-liens et prédéfinis des grandes familles.

PUBLICITES

N'oubliez pas de soutenir Aurora sur les sujets publicités Bazzart, Pub RPG Design et Oh my rpg ! :coeur:

EN CE MOMENT SUR AB

La fête du rouge a fait son apparition à Paris ! Deux animations ont été mises en place pour vos personnages. Une nouvelle intrigue fait également son apparition. Toutes les informations dans ce sujet.

Infinite rpg

AB est sur Infinite RPG ! Rejoignez le clan pour faire de la pub pour le forum :canard:


Partagez | 
 

 Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle

 :: Quartiers culturels :: Quartier des vestiges


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Paris fête
Paris fête
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 539
avatar : Tatiana Maslany
métier/études : Astronome galactique, elle tente de prouver au monde que la fin du monde est proche.
quartier d'habitation : Milieu d'un immeuble du 3e, preuve qu'elle est moyenne dans la classe moyenne.


MessageSujet: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Jeu 21 Juil - 23:37
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

Parce que la nuit l’avait vaincue, parce que ses rêves l’avaient déchue, Bérénice ressortait toujours du centre scientifique, de ses machines à regarder le ciel, avec un air d’émerveillement et de peur, un air d’enfant. A la fois admirative du monde qu’elle découvre, et terrifiée d’y plonger. Replonger dans le rythme effréné, dans ce temps qui est compté. Elle le sait, elle. Elle le sait qu’ils n’ont pas l’éternité. Que le ciel va leur tomber sur la tête, que le soleil va exploser, qu’une pluie d’étoile va les inonder. Et quand elle observait auparavant cette couverture bleu nuit au dessus de sa tête et qu’elle en ressortait ressourcée, elle n’en ressortait que plus dépitée aujourd’hui. Mais elle se rassurait comme elle pouvait, Bérénice. Parce que la fin de son monde ne signifiait que la fusion avec le sien, celle de sa petite fille, sa Paula. Elle allait la retrouver, sûrement.  Assise sur son banc, face à son lieu de travail, elle n’osait pas encore rentrer. Elle préférait s’éterniser. Une hirondelle affamée à sa droite, un chiot coloré face à elle, de vieilles dames encore en pleine forme à sa gauche. Elle observait son monde pendant qu’il en était encore temps. Elle n’aperçut pas le vieil homme qui s’assit à côté d’elle. Lui aussi, il semblait captivé par les femmes qui dansaient. Elles étaient à son goût, probablement. Elle le surprit à fredonner et à s’agiter un peu. Elle se demanda pourquoi il n’allait pas les rejoindre, mais à la place, il tourna son regard vers Bérénice et d’un large sourire il la fit sortir de ses rêveries quotidiennes. « Comme vous avez l’air triste. Allez danser, vous n’en ressortirez que plus revigorée. » La jeune femme secoua sa tête de gauche à droite. Elle ne tenait pas à faire parti d’un groupe de vieilles dames qui n’attendent plus rien de la vie. Qui n’ont plus d’autres préoccupations que de se donner en spectacle en plein milieu d’un jardinet. Quand Bérénice danse, Bérénice danse entourée, dans la foule, dans un bar, dans le quartier dédié à cet effet. Elle ne dérange pas les convenances Bérénice, elle sait où faire quoi, et où ne pas le faire. Elle sait se tenir, elle sait suivre les autres, les comportements, les modes et les coutumes. Elle est douée pour ça. Elle se laisse emportée par les actions des autres, plume légère qui vole en suivant le vent, qui ne sait pas où aller.

L’homme ne la lâchait pas du regard, avec ses cheveux verts et son béret bleu, drôle de combinaison. « Ne me dites pas que vous êtes déjà fatiguée de danser. » Un petit rire s’échappa de son gosier, faisant vibrer sa peau ridée. « Moi, j’en ai vu des choses, et croyez-moi, je préfère danser que m’en rappeler. » Bérénice ne sut dire s’il voulait simplement insister sur ce mot, danser, ou s’il ne savait réellement dire que ça. Voyant qu’elle n’était pas réceptive, il se leva finalement, et d’un pas assuré et, pour son âge, presque charmeur, il rejoignit le groupe des dames qui l’accueillirent avec entrain et joie, comme l’ami qu’elles avaient toujours attendu. Etonnant Paris. Elle soupira, il fallait qu’elle s’oblige à se lever. Autrement, elle continuerait à les observer, là-bas, et il reviendrait la chercher. Elle était quasiment sûre qu’il ne la lâcherait pas. Mais lorsque ses mains se posèrent sur le banc pour l’aider à s’en défaire, un mouvement l’arrêta encore. On venait une nouvelle fois de s’asseoir à côté d’elle. Une femme cette fois.
Made by Neon Demon




My desire is ravaging in me. I see purple mass, stardust light dancing in your eyes. What is the use? Where can I start? When all of you find me crazy 'cause I have a black heart. — MØ - Maiden.
Revenir en haut Aller en bas



Paris privilèges
Paris privilèges
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 735
avatar : emilia clarke
métier/études : chargée de la communication au sein du gouvernement
quartier d'habitation : 11 ème arrondissement


MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Mer 27 Juil - 16:04
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

Apolline Ronsard ne se préoccupait de rien. Ni d'elle-même, ni des autres. Juste de sa mère. Celle qui représentait la plus belle création que le Gars d'en Haut n'ait jamais inventée - de son avis personnel, tout au moins. Elle errait dans Paris, telle une âme à la fois paisible et tourmentée, amoureuse et haineuse, lucide et endiablée. Un être composé de caractéristiques tout à fait contradictoires. La jeune femme s'était jurée de tromper l'avenir. Elle comptait provoquer le hasard, de façon à ce qu'elle puisse se tirer indemne de son dernier duel en date. L'urgence était au rendez-vous, elle ne disposait pas de centaines de jours, elle savait que les gens parlaient, qu'il se passait des choses dans les chaumières. Son père en était mort. Voilà pourquoi Apolline tournait en rond. Le quartier des vestiges lui plaisait bien, à vrai dire. Ses environs demeuraient souvent calmes, et rien ne se montrait plus propice à la concentration que la quiétude absolue. Une étrange atmosphère fantomatique y régnait. Elle vagabondait, les idées constamment abondantes en son esprit. Pourtant, ses plans échouaient. La chance n'avait pas l'air de vouloir tourner en sa faveur. Toutes ses tentatives pour retrouver celle qui semait la pagaille dans Paris s'étaient avérées lamentables. Elle échouait, quoiqu'elle tenta. Le vent s'intensifia, l'entraînant dans son sillage. En parfait pantin, Apolline se reposa entre les mains de son marionnettiste. Elle se laissait porter par la tempête qui se déchaînait. Ses pensées tourbillonnaient, à l'instar des feuilles voltigeant à son passage. Elle se sentait l'âme d'une reine de la nature à qui cette dernière se voyait soumise. Emportée par ses chimères, la brune se fichait des obstacles qu'elle pourrait rencontrer ; elle se contentait de voyager là où la brise lui indiquait d'aller, les yeux fermés et une moue absente sur le visage. Cependant, elle finit par accrocher un individu. Elle le devina humain en se référant à sa logique - bien que très rarement présente. Pas le moins du monde dérangée par son manque éloquent de bienséance, elle ne daigna même pas lui accorder un regard et poursuivit sa traversée du lieu désert et pourtant étouffant dont elle seule connaissait le secret. Une tornade se déclencha presque, alors que Apolline dansait avec elle. Elle aurait pu voler en éclats, au vu de la brutalité avec laquelle frappaient les bourrasques. Mais elle ne s'arrêtait plus de valser. Jamais, jamais elle n'aurait souhaité tirer sa révérence et s'éclipser derrière les rideaux. Mais dans la vie, on a pas toujours le choix. Il y a parfois quelque chose ou quelqu'un qui vous ramène brusquement à la réalité. Elle stoppa net, ouvrit les paupières et se retourna avec grâce et appréhension. Elle était là. Cette femme qui colportait des rumeurs, des idioties et amenait la crainte dans Paris. Juste devant elle.  Dès que ses yeux eurent parcouru le visage de son adversaire, elle sut qui elle  était, et surtout qui elle ne serait pas ; celle qui mènerait Paris à sa perte. Apolline s'approcha d'elle et s'installa à ses côtés sur le banc, l'empêchant silencieusement de s'en aller.

« Tiens tiens… On dirait que notre rencontre arrive plus tôt que prévu. Dommage que, de nous deux, je sois désormais la seule à en connaître l'issue. » annonça-elle, sournoise.

A ces mots, un sourire conspirateur se dessina sur ses lèvres fines. Elle démarrait avec un point d'avance.  

« Vous savez qui je suis ? »
Made by Neon Demon



ROYALS

≈ highway to Hell.

We're bigger than we ever dreamed, and I'm in love with being queen. Life is great without a care we aren't caught up in your love affair. And we'll never be royals. It don't run in our blood That kind of luxe just ain't for us. We crave a different kind of buzz. Let me be your ruler, you can call me queen Bee. And baby I'll rule, I'll rule, I'll rule, I'll rule. Let me live that fantasy.
Revenir en haut Aller en bas



Paris fête
Paris fête
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 539
avatar : Tatiana Maslany
métier/études : Astronome galactique, elle tente de prouver au monde que la fin du monde est proche.
quartier d'habitation : Milieu d'un immeuble du 3e, preuve qu'elle est moyenne dans la classe moyenne.


MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Mar 30 Aoû - 20:55
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

A l’attitude de la jeune femme, Bérénice se doutait qu’elle n’était pas là par hasard. Elle avait les yeux rivés sur elle comme un animal guettant sa proie. Elle avait une allure telle que Bérénice sentait une boule monter dans son ventre frêle. Elle semblait là pour elle. Pourquoi ? Elle n’avait jamais vu cette femme auparavant, une aura si puissante, ça l’aurait tout de suite marquée. Et pourtant. Son visage lui, lui donnait une vague impression de déjà-vu, mais impossible de dire si elle avait croisé cette fille dans la rue ou sur un écran. Les deux se confondaient toujours dans un tourbillon assez flou, de toute façon. « Tiens tiens… On dirait que notre rencontre arrive plus tôt que prévu. Dommage que, de nous deux, je sois désormais la seule à en connaître l'issue. » Le cœur de Bérénice s’emballa. Comme le fruit du destin, on avait provoqué leur rencontre. Bien que la femme croie pleinement aux divinités, la jeune devant elle semblait avoir une longueur d’avance sur elle. Comme si elle savait que ce n’était qu’une question de temps avant qu’elles ne se voient, se retrouvent ici, se présentent. Qu’avait-elle en plus ? Un discours tout préparé ? Bérénice ne comprenait pas, et le sourire sournois au coin de la bouche de son interlocutrice la poussa à croire que quelque chose n’allait pas. Elle garda son silence, inspectant de près la nouvelle arrivante. « Vous savez qui je suis ? » Non. Mais quelque chose lui disait que l’inverse n'était pas vrai. Elle la connaissait, c’était évident. Bérénice tenta de réfléchir. Elle avait l’air plutôt bien habillé : élite ou bonne imitation, elle n’aurait su dire, elle n’était pas non plus une réelle connaisseuse en la matière. Sa coiffure, son air, toute son apparence lui donnait une allure sévère, stricte, supérieure. Elle aurait tout misé sur l’élite, si on lui en avait laissé la possibilité. Mais un peu gênée de ne pas en savoir plus sur sa mystérieuse compagnie, Bérénice ne laissa échapper qu’un « non » maladroit. Tout en gardant une petite voix, la faute à cette fille qui la mettait mal à l’aise, elle risqua Bérénice. Non pas qu’elle aimait avoir raison, mais elle voulait se prouver jusqu’où son intuition et ses raisonnements pouvaient aller. « Vous êtes de l’élite n’est-ce pas ? » Elle savait qu’elle risquait de ramener plus de moqueries que la jeune femme en face d’elle ne lui préparait déjà. Ses yeux rigolaient déjà, à l’instar de sa bouche qui restait terriblement fixée dans sa position de maitre du jeu, elle n’était pas dupe Bérénice, elle voyait bien qu’une conversation très sérieuse se préparait, et qu’elle n’aurait sans doute pas l’avantage. Si seulement elle avait pu en savoir plus.

Derrière elle, elle entendait encore les pas des danseurs frotter l’herbe sous leurs souliers. Bérénice savait qu’elle avait dit non au gentil monsieur tout à l’heure. Maintenant, elle ne voulait plus que les rejoindre. Des frissons lui parcouraient tout le corps. Cette femme devait avoir au moins dix ans de moins qu’elle, et elle brillait déjà de toute son audace, de tout son courage. Elle ne semblait pas avoir froid aux yeux. C’était fou, tous ces gens différents qu’on pouvait rencontrer, à Paris. Les gens à qui on pouvait avoir à faire. Elle semblait tenter délibérément de tourner dès le départ la situation à son avantage, et c’était un succès, Bérénice tremblait presque sur son siège. « Que me vaut une conversation avec vous ? » Si cette fille était bel et bien de l’élite, il n’y avait aucune raison pour que quelqu’un de haut placé vienne s’abaisser à une discussion, sur un banc, aux côtés de Bérénice Revailly. A moins que ce ne soit une Verlaine, elle avait entendu dire que ces gens là étaient plutôt ouverts. Si tel était le cas, ils avaient une bien étrange façon de le montrer.

Made by Neon Demon




My desire is ravaging in me. I see purple mass, stardust light dancing in your eyes. What is the use? Where can I start? When all of you find me crazy 'cause I have a black heart. — MØ - Maiden.
Revenir en haut Aller en bas



Paris privilèges
Paris privilèges
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 735
avatar : emilia clarke
métier/études : chargée de la communication au sein du gouvernement
quartier d'habitation : 11 ème arrondissement


MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Dim 4 Sep - 18:28
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

Mener signifie conduire quelqu’un vers un être, un lieu ou une chose. Aller, se diriger vers, en parlant d'un chemin, d'une route. Conduire par force en quelque endroit, diriger, entraîner à sa suite. Mener c'est être guide et se montrer aussi capable que méritant de cela. Mais Apolline était-elle à la hauteur de diriger Paris, comme elle en rêvait ? Était-elle à la hauteur pour mener à bien le gouvernement ? Sans même prendre le parti de calculer ce geste, son regard se pose sur le bijou qui orne son poignet gauche et elle se fait la réflexion pour elle-même que ce Sceau, ce symbole de l'élite se fait de plus en plus lourd. Lourd, car il lui faut affronter tous les fronts. Plutôt que de la calmer, très vite, le bruit claquant de ses pas sur la pierre l'irrite davantage et à bien y regarder, il ne se trouve personne alentour qui pourrait être prompt à la dégager de ses démons. La danse reprend alors, elle va et vient sans réel but, les sens aux abois et l'esprit aiguisé concentré sur une seule et unique question. Qui est donc celle qui murmure à qui veut des absurdités ?

L'intéressée tira Apolline de ses pensées. Elle venait de lui répondre un faible non à sa question. De quoi énerver Apolline encore plus. Elle n'arrivait pas à comprendre qu'aujourd'hui encore, certains parisiens ignoraient son visage. Elle avait pourtant une influence toute particulière sur la ville, mais certains roturiers semblaient toujours être déconnectés du reste du monde. Comme cette femme qui perdait la tête. Apolline avait étudié son cas, la perte de sa fille était certainement la cause de ses hallucinations. Mais, la jeune fille de l'élite ne pouvait pas s'attendrir et perdre son temps. Ne pas se fier  pas à cet air angélique qui lui colle au visage, cette petite peste n'est bonne qu'à mentir et à jeter le trouble dans les mots. « Vous êtes de l’élite n’est-ce pas ? » Au moins, c'était la première parole sensée de l'astronaute. « Que me vaut une conversation avec vous ? »  Apolline avait pourtant pensé que c'était évident. Bérénice n'était qu'une memnteuse, une illuminée, on avait du lui dire plus d'une fois. Elle avait certainement dû recevoir des avertissements, mais celle-ci continuait de feindre l'ignorance. Comme si elle n'avait rien à se reprocher. Comme si elle n'était pas un danger pour Paris. « Je suis Apolline Ronsard, et si je viens vers vous aujourd'hui, c'est parce qu'il est temps de mettre les choses au clair Madame Revailly. » Apolline voulait lui laisser une dernière chance de parler, d'avouer ses crimes, ses fautes et de se faire pardonner. Si Bérénice ne la saisissait pas, alors deux options s'offriraient à elle. Cette petite comédie avait assez duré et bien que cela ait pu être plaisant de la voir ainsi tourmentée, Apolline n'avait plus de temps à perdre en correction. Deux options, la conserver à Paris pour une bonne raison ou la chasser définitivement. Ainsi donc, Apolline se pressa de lui faire comprendre l'enjeu de sa réponse en un murmure qui bien que ferme, se montra ouvert pour la première fois depuis qu'avait commencé leur échange. « Il est temps d'arrêter ces enfantillages... »

Made by Neon Demon



ROYALS

≈ highway to Hell.

We're bigger than we ever dreamed, and I'm in love with being queen. Life is great without a care we aren't caught up in your love affair. And we'll never be royals. It don't run in our blood That kind of luxe just ain't for us. We crave a different kind of buzz. Let me be your ruler, you can call me queen Bee. And baby I'll rule, I'll rule, I'll rule, I'll rule. Let me live that fantasy.
Revenir en haut Aller en bas



Paris fête
Paris fête
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 539
avatar : Tatiana Maslany
métier/études : Astronome galactique, elle tente de prouver au monde que la fin du monde est proche.
quartier d'habitation : Milieu d'un immeuble du 3e, preuve qu'elle est moyenne dans la classe moyenne.


MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Sam 22 Oct - 19:23
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

Une Bérénice qui se recroquevillait sur elle-même, voilà tout ce qu’elle était. L’étrangère dominait, de par sa posture, son élégance, sa place dans la société. Rien à faire, l’élite contrôlait, le reste suivait. Qu’importait leur nom, leur âge, leur métier ou leurs idées : ils n’étaient rien. C’est d’un ton froid, sec et distant qu’elle lui répondit, sans y mettre plus de manière. Comme s’il s’agissait là d’une évidence, d’un fait que tout le monde aurait dû savoir. « Je suis Apolline Ronsard, et si je viens vers vous aujourd'hui, c'est parce qu'il est temps de mettre les choses au clair Madame Revailly. » Même son propre nom semblait sonner faux, aux lèvres de la jeune femme. Avait-elle honte de le prononcer ? Il était vrai qu’il n’avait pas de particule, le sien non plus. C’était passé de mode, on en voulait plus. Mais le sien connotait beaucoup de chose. Bien sûr. Une Ronsard. Bérénice se posa d’autant plus de questions que la personne en face d’elle était on ne peut plus importante. Une Ronsard. Ceux-là même qui gouvernaient. Elle aurait pu être l’une de ces groupies de l’élite, qu’on voyait aux soirées mondaines, qui passaient leur temps devant les écrans, et on oubliait leur nom jusqu’au scandale prochain. Apolline Ronsard n’était pas de ceux là. Elle, elle n’était pas la plus sous les projecteurs, mais sa famille, si. Les plus grandes soirées étaient organisées par les Ronsard, les plus grandes lois étaient votées par les Ronsard. Du moins, c’est ce qu’elle pensait. La politique ne l’intéressait guère, tout comme Apolline Ronsard ne l’intéressait guère. Il était étrange qu’elle soit là, face à elle, qu’elle soit même venue la trouver. Mais la jeune fille gardait tout son mystère. « Il est temps d'arrêter ces enfantillages... » Comme si Bérénice était censée connaître la raison de la venue de la Ronsard. Elle n’en savait rien. Qu’avait-elle pu faire qui provoque la colère de l’élite, ou du moins, de leur jeune vedette ? Elle restait donc coite, à ne pas savoir que répondre. Elle aurait pu lui dire que son titre était précisément Mademoiselle, du fait qu’elle n’était plus mariée, mais ce n’était pas le sujet, et elle ne voulait certainement pas l’irriter. Elle semblait être de ceux qui n’aiment pas qu’on les contredise. Alors elle se tut.

Le silence pesait entre les deux jeunes femmes, les rires des vieillards se faisaient entendre derrière elles. Elle aurait maintenant tout donné pour aller danser, tant le regard de la Ronsard la perturbait. Bérénice se décida à briser la glace. Elle n’avait plus rien à perdre après tout, elle avait déjà toutes les foudres d’Apolline contre elle, quelle qu’en soit la cause. « Je vous assure Madame, reprit-elle comme pour appuyer l’erreur de la demoiselle quelques minutes plus tôt, que je ne comprends pas de quoi vous parlez. »  Bérénice ne faisait jamais rien de mal, c’est ce qu’elle croyait. La moindre de ses actions se devait d’être parfaite, adéquate, approuvée par la loi. Bérénice restait dans les rangs, ne s’en écartait jamais. Elle n’aimait pas l’excentrisme et la frivolité. C’était une partie de Paris qu’elle n’aimait que peu. La preuve, elle ne suivait que rarement la mode vestimentaire, préférait rester simple, tout en s’autorisant quelques ajouts originaux sur ses tenues : elle ne voudrait pas trop dénoter, se faire remarquer. « Et si on en venait directement au but, Madame Ronsard ? C’est-à-dire que je m’apprêtais à partir, et je me doute que vous n’avez pas non plus la journée. » Un prétexte monté de toute pièce mais qui l’arrangeait bien. En rentrant chez elle, elle serait seule dans le grand appartement. Elle s’occuperait de choses qui semblent importantes mais qui ne le sont pas. Elle ferait comme si. Bérénice faisait toujours comme si.

Made by Neon Demon




My desire is ravaging in me. I see purple mass, stardust light dancing in your eyes. What is the use? Where can I start? When all of you find me crazy 'cause I have a black heart. — MØ - Maiden.
Revenir en haut Aller en bas



Paris privilèges
Paris privilèges
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 735
avatar : emilia clarke
métier/études : chargée de la communication au sein du gouvernement
quartier d'habitation : 11 ème arrondissement


MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Mer 26 Oct - 12:05
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

« Je vous assure Madame, que je ne comprends pas de quoi vous parlez. » Apolline leva les yeux au ciel. Des foutaises, tout ce que savait faire cette Bérénice, c'était raconter des foutaises. Elle soupira. Elle n'avait pas envie de rester planter là des heures, à attendre que la glace soit brisée et qu'enfin la brune avoue ses crimes. Parce que même si il n'y avait pas mort d'homme, ce que faisait Bérénice était un crime. Raconter à qui veut que la fin du monde approche... Non mais on aura tout vu ! Encore énervée, Apolline eut du mal à se contenir, mais elle laissa tout de même Bérénice parler à nouveau. « Et si on en venait directement au but, Madame Ronsard ? C’est-à-dire que je m’apprêtais à partir, et je me doute que vous n’avez pas non plus la journée. » À cet instant, la jeune Ronsard éclata de rire. À gorge déployée, elle vidait toute la frustration de ces dernières minutes. Pourquoi l'avait-on chargé de venir parler à cette folle déjà ? Elle soupira. On lui avait refilé une tâche ingrate, mais elle irait jusqu'au bout, elle allait toujours jusqu'au bout. La jeune riche fronça les sourcils puis lança sur un ton dédaigneux : « Moi non plus je n'ai pas envie de perdre mon temps Mademoiselle ! J'ai d'autres choses à faire que de faire la morale à une folle ! » Apolline s'emportait, elle ne contrôlait plus ses mots. Elle hésita à poser les mains sur les épaules de Bérénice, pour la secouer et lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle arrête d'être aussi idiote, mais elle se retint. Elle risquerait gros si elle faisait cela. À la place, elle continua à lui parler comme à une enfant. « Si vous continuez à colporter ces rumeurs idiotes sur la fin du monde, vous serez punie Mademoiselle. Le gouvernement peut être clément, mais proférer de telles sottises sur la place publique est passible d'emprisonnement. Soyez plus intelligente que vous en avez l'air pour une fois ! » La langue de l'élite claquait, et Apolline était plutôt fière d'elle. Elle ne serait plus dérangée par la jeune dame de la classe moyenne, elle en était sûre.

Made by Neon Demon



ROYALS

≈ highway to Hell.

We're bigger than we ever dreamed, and I'm in love with being queen. Life is great without a care we aren't caught up in your love affair. And we'll never be royals. It don't run in our blood That kind of luxe just ain't for us. We crave a different kind of buzz. Let me be your ruler, you can call me queen Bee. And baby I'll rule, I'll rule, I'll rule, I'll rule. Let me live that fantasy.
Revenir en haut Aller en bas



Paris fête
Paris fête
avatar

parisien depuis le : 29/05/2016
rumeurs : 539
avatar : Tatiana Maslany
métier/études : Astronome galactique, elle tente de prouver au monde que la fin du monde est proche.
quartier d'habitation : Milieu d'un immeuble du 3e, preuve qu'elle est moyenne dans la classe moyenne.


MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   Sam 5 Nov - 19:59
plainte et tourterelle
Apolline & Bérénice
Tu me regardais, de tes yeux endormis, tu ne comprenais pas, tu jubilais. Toi, la reine de Paris, la reine des contrées. Tu veilles sur ton royaume effréné.

Il était clair que le ton de la jeune femme avait changé du tout au tout. Elle changeait même de langage, insultait presque Bérénice, qui n’appréciait qu’à moitié, mais qui continuait de tout prendre pour son égo, à défaut de lui renvoyer l’ascenseur. Parce qu’elle ne voulait pas provoquer de scandale avec l’élite. Un conflit aussi puérile et insensé que totalement incompréhensible pour l’astronome qui ne savait toujours pas où voulait en venir son interlocutrice qui semblait perdre réellement patience et retenue. « Si vous continuez à colporter ces rumeurs idiotes sur la fin du monde, vous serez punie Mademoiselle. Le gouvernement peut être clément, mais proférer de telles sottises sur la place publique est passible d'emprisonnement. Soyez plus intelligente que vous en avez l'air pour une fois ! » Bérénice se leva d’un bond, ne se préoccupant qu’à moitié de l’effet que cela engendrerait sur Apolline Ronsard, se fichant bien du comportement qu’elle arborait. Le mot folle n’avait pas été qu’une manière de parler, il avait été pensé et réfléchi, c’était comme ça que la jeune femme la voyait. C’était comme ça qu’on la représentait, son monde s’écroulait. Bérénice n’avait pas des hallucinations, elle n’était pas démente, elle y croyait dur comme fer. Une conviction qu’elle se voulait de transmettre, il fallait avertir, prévenir, empêcher le pire d’arriver. Mais personne ne semblait comprendre, parce qu’on la pensait aliénée, indigne de cette communauté, avec des idées plus saugrenues les unes que les autres. Si elle avait pu leur faire comprendre toutes les visions qu’elle avait, tout ce à quoi ils refusaient, tous, d’adhérer. Apolline la promettait même à une incarcération, elle aurait tout vu, tout entendu. On se fichait d’elle, on les trainait dans la boue, elle et ses propos.

Elle ignorait encore comment tout ça était arrivé aux oreilles de l’élite. Elle n’en avait parlé qu’à un groupe restreint, qu’aux proches qu’il lui restait encore. Justement, parce qu’elle savait pertinemment qu’une telle chose affolerait les masses, il fallait réfléchir posément à des solutions. Au lieu de ça, on venait contredire tout son travail, démanteler chacune de ces idées. Et sans y mettre les formes, qui plus est. « Je ne peux pas vous empêcher de ne pas y croire. Mais vous faites une grossière erreur. » C’était tout ce qu’elle pouvait dire, tout ce qu’elle pouvait face à cette fille. C’était sa parole contre la sienne et Bérénice savait bien qu’elle ne valait pas grand chose face à l’élite. Elle tremblait à moitié Bérénice, ses jambes flageolaient, elle crut qu’elle allait tomber, mais elle devait rester forte, ne pas montrer ses faiblesses, où on l’internerait pour de bon, puisque c’était tout ce qu’ils voulaient. Etait-ce Louis qui avait décidé de trahir son ancienne amante ? Avait-il délibérément choisi de lui tourner le dos, de l’inculper, de ne plus l’aider ? Elle voyait rouge Bérénice, elle en avait assez de Paris et de leurs idioties. Désormais, Paris n’était plus beau, plus splendide. Elle se fichait bien des couleurs et des merveilles, rien n’avait plus de sens sans un bon verre dans le nez, parce que personne ne voulait l'accréditer, elle. Plus personne pour vous soutenir, vous encourager. Plus personne pour vous croire. Elle déchantait. « Lorsque cette ville aura perdu son dernier occupant, vous ne serez même plus là pour pleurer vos morts, ni pour verser le moindre pardon. Il est inutile de nier que ce sont vos derniers instants, à quoi bon ? C’est parce que la vie vous semble si belle que vous vous y plongez aveuglément ? » Il était certain que la princesse n’avait pas d’inquiétudes à avoir dans son château doré. L'élite se disputait un trône, des lois, une reconnaissance, pendant qu’eux, la classe inférieure, certains priaient pour avoir un bout de pain le lendemain. Alors imaginer la fin de leur bonheur ? Admettre une défaite quand on a connu que la gloire, voilà bien quelque chose qui devait être impensable. « Si je vous dérange tellement, vous n’avez qu’à m’enfermer. Mais aucune loi ne nous empêche de penser. » Elle lui donnait des haut-le-cœur l’enfant de l’élite. Elle avait tout le pouvoir entre ses mains, et elle n’hésitait pas à l’utiliser à mauvais escient.

Made by Neon Demon




My desire is ravaging in me. I see purple mass, stardust light dancing in your eyes. What is the use? Where can I start? When all of you find me crazy 'cause I have a black heart. — MØ - Maiden.
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle   
Revenir en haut Aller en bas

 
Plainte de jeune fille, sanglot de tourterelle
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Arneval Malicia, jeune fille pas si pur [terminée]
» Jeune fille aux cheveux de feu, brûle le mal de tes paroles. [Yaelle]
» Un casier, une jeune fille dans ses pensées... et PAFF ... || Justin Alambra [Terminé]
» Arrivée de la jeune fille triste [ LIBRE !!!!!]
» Il était une fois, une jeune fille nommée Katharina....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aurora Borealis :: Quartiers culturels :: Quartier des vestiges-
Sauter vers: